La température hivernale était si douce cette année. En Décembre, les thermomètres affichaient un chiffre au dessus de zéro degré, alors qu’on est en plein hiver. Si cette température plait à la plupart des gens, c’est l’écosystème qui en est déboussolé. Et par conséquent, les agriculteurs en payent le prix fort ou non. Explications !

L’hiver, une douceur non sans conséquences

Cet hiver doux peut être perçu comme une bonne chose par la plupart des gens, car on n’a pas à souffrir du grand froid. La facture de chauffage ne grimpe pas énormément, etc. Mais cette douceur impacte négativement la nature. En effet, certaines cultures nécessitent une basse température pour bien se développer, et cette basse température a été attendue du novembre 2015  en Février 2016. Ce qui n’est jamais arrivé. Les cycles de croissance des plantes, fleurs, fruits et légumes se trouvent, par conséquence, très chamboulés. Juste à voir des tournesols en mois de janvier.

L’hiver doux, la végétation en avance

Avec cet hiver qui prend un climat de début du printemps, toutes les cultures ont une longueur d’avance. Si les primevères fleurissent en printemps, habituellement, vous en avez certainement déjà remarqués en Décembre, c’est-à-dire avec des mois d’avance. Il en est de même des autres fleurs et plantes chez les pépiniéristes.

Les récoltes d’hiver sont également en avance. Nous pouvons citer entre autre les choux fleurs qui sont déjà récoltés à plus de 50% en seulement 3 mois. Et pourtant, dans un hiver normal, cette récolte se fait sur un semestre.

Un autre exemple concerne le blé. Avec une température au dessus de 10°C, les blés sont déjà hauts d’une vingtaine de centimètres en décembre, ce qui va accélérer leur récolte.

Les Mâches souffrent également de cet hiver doux. Plus de la moitié de la récolte n’ont pas été vendues, et donc, détruites.

L’hiver doux, le risque pour les agriculteurs et l’économie

Le risque pour les agriculteurs est majeur, car à cause de la douceur de cet hiver, ils sont en possession de plusieurs stocks. La loi de l’offre et de la demande s’appliquant, les produits récoltés sont vendus à un prix plus bas que leurs prix de revient, car ils ne sont pas encore demandés par les consommateurs. Seuls les truffes noires sont vendues à un prix élevé car elles sont devenues très rares.

Cette situation ne profite donc, ni à la nature, ni aux agriculteurs, ni à l’économie nationale.

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